La paix: une espérance face à l’intolérance

 

« Ils ne veulent plus de chrétiens en Égypte »

Au Caire, le dimanche 9 octobre, plusieurs milliers de coptes ont voulu contribuer à la marche démocratique du pays, par des manifestations pacifiques, comme de centaines d’autres groupes de citoyens. Malheureusement, elles se sont terminées par la mort violente de 22 coptes, 3 soldats et par 329 blessés, d’après les déclarations officielles. En effet l’armée a violemment réprimé la manifestation, n’hésitant point à utiliser les chars pour foncer sur la foule.

L’Église  catholique d’Égypte lance un appel

Antonios Naguib, Cardinal d’Alexandrie des coptes (photo de gauche), lance un appel le 13 octobre, sur la situation des chrétiens en Egypte.

Voici un petit extrait de son message : « Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans la détresse, persévérants dans la prière…Ne rendez à personne le mal pour le mal. Ayez à cœur de faire le bien devant tous les hommes. S’il est possible, pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes…Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien » (Romains 12,12.21).

Par ces recommandations de Saint Paul, nous cherchons notre chemin, en ce moment où il est difficile d’avoir une vision claire du présent et de l’avenir. Nous élevons nos prières pour le repos d’âme des décédés, la guérison des blessés, et le réconfort des familles endeuillées.

Nous nous sommes unis aussi à tous les chrétiens dans la prière et le jeûne, pour que le Seigneur accorde Sa paix à notre cher Pays. »

Pèlerins de la paix à Assise

Le 27 octobre, à l’invitation de Benoît XVI, des responsables religieux et des représentants des hommes non croyants se sont réunis à Assise, en pèlerins de la vérité, pour une journée de réflexion sur la paix.

Vingt-cinq ans après la première convocation, de la part du Bienheureux Pape Jean Paul II, notre pape Benoît XVI a réuni des représentants des religions du monde à Assise le jeudi 27 octobre, venus approfondir le thème de la Journée : « pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix ».

Des leaders religieux de plus de 50 pays ont répondu à l’invitation dans la ville de Saint-François. Les représentants de l’islam, qui étaient seulement onze en 1986, sont venus en nombre, 48 délégués ! Au total 176 délégations de traditions non chrétiennes et non juives était représentées alors qu’en 1986, ils n’étaient que 28. Parmi elles, 67 bouddhistes de 11 pays et 48 musulmans. Sans oublier une dizaine de représentants juifs mais aussi 31 délégations d’Églises, communautés ecclésiales et organisations chrétiennes mondiales.

Le pape est parti de Rome en train, accompagné des différentes délégations. Arrivé à la gare ferroviaire d’Assise, c’est en minibus, assis à l’avant à droite, que Benoît XVI s’est rendu à 10 heures à la basilique Sainte Marie des Anges, avec les différents chefs des délégations. Malgré les différences de style et de religion, alors que les calottes se mêlaient au Kippas et aux turbans, chacun avait le sourire et exprimait le bonheur d’être là, pour ce pèlerinage.

Tous ayant pris place dans la Basilique, le pape étant assis sur un fauteuil de plexiglas comme les autres entre le patriarche Bartolomeos et le rabbin David Rosen, les interventions ont pu commencer. En tout onze interventions positives prônant la paix et les droits humains. La seule femme, Julia Kristeva, française, non croyante agnostique et humaniste, a appelé à passer de « l’ère du soupçon » à celle du « pari ».

Après un déjeuner frugal, sans vin en signe de jeûne,  et un temps de silence individuel en début d’après midi pour réfléchir sur la paix, les délégations se sont rendues à la basilique supérieure Saint-François pour renouveler leur « engagement pour la paix ». Chacun des membres des différentes délégations, en signe de ce renouvellement, a accueilli un petit luminaire. Enfin la journée s’est terminée par un temps de recueillement sur le tombeau de St François dans la petite crypte. Le départ d’Assise étant prévu vers 18h 30 en train, le pape a donné rendez-vous aux délégations pour les remercier le lendemain à Rome.

Avec notre pape soyons animés par le désir d’être des « pèlerins de la vérité et pèlerins de la paix. »

Proclamation d’une année de la Foi

Le 17 octobre, a été rendue publique la lettre apostolique, par laquelle Benoît XVI proclame une Année de la foi, qui débutera le 11 octobre 2012 et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013. Depuis le commencement de son ministère comme Successeur de Pierre,  Benoît XVI a rappelé l’exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ.

Ce n’est pas la première fois que l’Eglise est appelée à célébrer une Année de la foi. Paul VI en avait décidée une semblable en 1967. Elle s’est conclue par la Profession de foi du Peuple de Dieu, pour attester combien les contenus essentiels, qui constituent le patrimoine de tous les croyants, ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis. Benoît XVI a considéré que faire commencer l’Année de la foi en coïncidence avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II peut être une occasion propice pour comprendre que les textes laissés en héritage par les Pères conciliaire sont à redécouvrir pour un renouveau de l’Église.