Solennités et messages

 

La Pentecôte

Le Saint-Esprit nous rappelle, il nous rappelle tout ce que Jésus a dit. Il est la mémoire vivante de l’Église. Et tandis qu’il nous rappelle, il nous fait comprendre les paroles du Seigneur […]

Un chrétien sans mémoire n’est pas un véritable chrétien : c’est un chrétien à mi-chemin, c’est un homme ou une femme prisonnier du moment, qui ne sait pas tirer profit de son histoire, qui ne sait pas la lire et la vivre comme histoire du salut. En revanche, avec l’aide du Saint-Esprit, nous pouvons interpréter les inspirations intérieures et les événements de la vie à la lumière des paroles de Jésus. Et ainsi grandit en nous la sagesse de la mémoire, la sagesse du cœur, qui est un don de l’Esprit ! Que le Saint-Esprit ravive en nous tous la mémoire chrétienne ! Et ce jour-là, avec les apôtres, il y avait la Femme de la mémoire, celle qui depuis le début méditait toutes ces choses dans son cœur. Il y avait Marie, notre Mère. Qu’Elle nous aide sur cette route de la mémoire. […].

Le jour de la Pentecôte, quand les disciples « furent remplis du Saint-Esprit », ce fut le baptême de l’Église, qui naquit « en sortie », en « partance » pour annoncer à tous la Bonne Nouvelle. La Mère Église, qui part pour servir. Rappelons l’autre Mère, notre Mère qui partit promptement, pour servir. La Mère Église et la Mère Marie : toutes les deux vierges, toutes les deux mères, toutes les deux femmes. Jésus avait été péremptoire avec les apôtres : ils ne devaient pas s’éloigner de Jérusalem avant d’avoir reçu d’en-haut la force du Saint-Esprit (cf. Ac 1, 4.8). Sans Lui il n’y a pas de mission, il n’y a pas d’évangélisation. C’est pourquoi avec toute l’Église, avec notre Mère l’Église catholique nous invoquons : Viens, Saint-Esprit!

 La Sainte Trinité

Nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Très Sainte Trinité qui présente à notre contemplation et à notre adoration la vie divine du Père, du Fils et du Saint-Esprit: une vie de communion et d’amour parfait, origine et but de tout l’univers et de toute créature, Dieu. Dans la Trinité, nous reconnaissons aussi le modèle de l’Eglise, dans laquelle nous sommes appelés à aimer comme Jésus nous a aimés. L’amour est le signe concret qui manifeste la foi dans le Père, le Fils et le Saint- Esprit. L’amour est le signe distinctif du chrétien, comme Jésus nous l’a dit: «A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour les uns pour les autres» (Jn 13, 35). C’est une contradiction que de penser à des chrétiens qui se haïssent. C’est une contradiction! Le diable cherche toujours cela: faire que nous nous haïssions, parce qu’il sème toujours la zizanie de la haine; il ne connaît pas l’amour, l’amour c’est Dieu!

 (Homélie pour la solennité de la Sainte Trinité)

 La Solennité du Saint Sacrement

Si nous regardons autour de nous, nous nous apercevons qu’il existe tant d’offres de nourriture qui ne viennent pas du Seigneur et qui apparemment satisfont davantage. Certains se nourrissent d’argent, d’autres de succès et de vanité, d’autres de pouvoir et d’orgueil. Mais la nourriture qui nous nourrit vraiment et qui nous rassasie est uniquement celle que nous donne le Seigneur! La nourriture que nous offre le Seigneur est différente des autres, et peut-être ne nous semble-t-elle pas aussi savoureuse que certains plats que nous offre le monde. Alors nous rêvons d’autres repas, comme les juifs dans le désert, qui regrettaient la viande et les oignons qu’ils mangeaient en Egypte, mais qui oubliaient qu’ils mangeaient ces repas à la table de l’esclavage. Ces derniers, dans ces moments de tentation, avaient de la mémoire, mais une mémoire malade, une mémoire sélective. Une mémoire esclave et non libre.

Chacun de nous, aujourd’hui, peut se demander: et moi ? Où est-ce que je veux manger ? A quelle table est-ce que je veux me nourrir? A la table du Seigneur? Ou bien est-ce que je rêve de manger des nourritures savoureuses, mais dans l’esclavage? En outre, chacun de nous peut se demander: quelle est ma mémoire? Celle du Seigneur qui me sauve, ou celle de l’ail et des oignons de l’esclavage? Avec quelle mémoire est-ce que je rassasie mon âme?

Le Père nous dit: «Je t’ai nourri de la manne que tu ne connaissais pas». Retrouvons la mémoire. Telle est notre tâche, retrouver la mémoire. Et apprenons à reconnaître le faux pain qui trompe et qui corrompt, car fruit de l’égoïsme, de l’autosuffisance et du péché.

D’ici peu, lors de la procession, nous suivrons Jésus réellement présent dans l’Eucharistie. L’Hostie est notre manne, à travers laquelle le Seigneur se donne lui-même à nous. Nous nous adressons à Lui avec confiance: Jésus, défends-nous des tentations de la nourriture mondaine qui nous rend esclaves, une nourriture empoisonnée; purifie notre mémoire, afin qu’elle ne reste pas prisonnière de la sélectivité égoïste et mondaine, mais qu’elle soit la mémoire vivante de ta présence au cours de l’histoire de ton peuple, une mémoire qui se fait «mémorial» de ton geste d’amour rédempteur. Amen.

(Homélie de la solennité du Saint Sacrement)

Messages

Le gender

« L’idéologie du gender est démoniaque » a dit le Pape à l’évêque autrichien, Mgr Laun, évêque auxiliaire de Salzburg.

Contre la Mafia

Le Pape François a eu des paroles incisives contre la mafia en Calabre.

Le Pape François a eu des paroles incisives contre la mafia en Calabre « La ‘Ndrangheta est adoration du mal et mépris du bien commun. Ce mal doit être combattu, chassé. Il faut lui dire non. L’Eglise doit s’engager toujours plus. C’est ce que nous demandent nos jeunes, en quête d’espérance. Chers jeunes, ne vous laissez pas voler l’espérance. Ceux qui dans leur vie ont choisi cette voie du mal, comme les mafieux, ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés.»

Coupe du monde de foot

Message pour la coupe du Monde de Football : « Les valeurs que véhicule le football, comme la loyauté, l’entraînement ou la persévérance, sont utiles dans la vie. C’est une école de paix, puisqu’on y apprend également le fair play et le respect de l’autre. Le sport est une métaphore de la vie, durant laquelle il faut s’entraîner en vue d’obtenir des résultats, l’image des sacrifices nécessaires à la construction de la personne. »