« Beau le Ciel dans sa parure d’étoiles, plus belle encore l’Église dans sa parure de saints ! »

Saints, bienheureux et vénérables

v Trente-cinq nouveaux saints le 15 octobre, dont trente-trois martyrs brésiliens, mexicains et français du XVIe siècle, ainsi que Faustino Miguez, Espagnol, fondateur au XIXe siècle, et Angelo da Acri, Italien mort en 1739.

v Le 11 novembre, à Madrid, béatification de soixante martyrs assassinés durant la guerre civile espagnole : vingt-sept prêtres, seize frères lazaristes, deux sœurs de la Charité (en cette année St Vincent de Paul, pour les quatre cents ans de la fondation des Œuvres de la Charité) et quinze laïcs de l’Association de la médaille miraculeuse.

v Le Pape Jean-Paul 1er (photo), élu le 26 août 1978 et mort trente-trois jours plus tard, le 29 septembre, a été déclaré vénérable en raison de l’héroïcité de ses vertus. Sa devise était : « Humilité ». Il a été surnommé « le Pape du sourire » tant son sourire a marqué les cœurs. Pour les trois seules audiences publiques qu’il a données, il appelait un petit enfant et lui posait des questions pour catéchiser la foule. Son livre Humblement vôtre est à lire !

v Ont été également déclarés vénérables, un prêtre hongrois, Jean Brenner, victime du régime communiste en 1957, et une religieuse italienne, Leonella Sgorbati, assassinée en Somalie en 2006. Quatre autres « serviteurs de Dieu » : le Jésuite vénézuélien, Tommaso Morales Perez, mort en 1994, le franciscain italien Gregorio Fioravanti, mort en 1894, un laïc du Tiers-ordre franciscain mort en 1909, Marcellino da Capradosso, et la fondatrice de l’Institut des sœurs pauvres, Teresa Fardella, morte en 1957.

v Enfin, Bernard II de Bade (1428-1458), béatifié en 1769, pourrait être prochainement canonisé. C’est un prince allemand qui appela l’Europe à résister à l’islam après la chute de Constantinople en 1453 et qui portait une très grande attention aux pauvres.

v Les évêques de France, réunis en assemblée plénière à Lourdes, ont approuvé l’ouverture d’une enquête diocésaine en vue de la béatification de Madame Élisabeth de France, sœur de Louis XVI, guillotinée à trente ans le 10 mai 1794 (photo). À l’instant où elle reçut le coup fatal, un parfum de rose s’est répandu sur la place de la Révolution… Elle consacra sa vie aux plus démunis, était d’une grande piété et suivit son frère et sa famille dans la prison du Temple. En 1790, elle avait fondé une confrérie dédiée au Cœur Immaculé de Marie. C’est elle qui a écrit cette belle prière : « Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, ô mon Dieu, je l’ignore ? Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que vous ne l’ayez prévu de toute éternité. Cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille. J’adore vos desseins éternels, je m’y soumets de tout mon cœur. Je veux tout, j’accepte tout, je vous fais un sacrifice de tout ; j’unis ce sacrifice à celui de votre cher Fils, mon Sauveur, vous demandant, par son Sacré-Cœur… la patience dans mes maux… »

L’Église d’Allemagne en pleine dérive du genre ?

La cour constitutionnelle d’Allemagne a exigé le 8 novembre que soit légalisé un « troisième sexe » sur les actes de naissance, à côté de « masculin » et de « féminin » ; l’Allemagne sera le premier pays d’Europe à le reconnaître officiellement.

Or la conférence épiscopale allemande, par la voix de son porte-parole Matthias Kopp, a qualifié cette décision de « compréhensible ».  Ce dernier a déclaré : « Si une personne ne peut pas être clairement classée dans la classification binaire en tant que femme ou homme, elle ne doit pas être contrainte par des règles légales ou sociales à s’associer, contrairement à ses propres sentiments, à un genre qui ne lui convient pas. » Jusqu’où ira l’Église d’Allemagne ?

Bonnes nouvelles ! Deo gratias !

X Hongrie, rempart de l’Europe chrétienne

Le 28 septembre s’est tenue à Budapest une conférence internationale sur la persécution des chrétiens dans le monde. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, calviniste pratiquant, a dénoncé le silence coupable des Occidentaux qui ignorent volontairement le sort de leurs frères chrétiens tués en haine de la foi. Il a appelé l’Europe à renouer avec ses racines chrétiennes.

X Livre : le journal de Ste Joséphine Bakhita, De la servitude à la sainteté – Éditions Salvator – 128 pp – 12, 90 €

Saint Benoît

X En octobre 2016, un séisme ravageait Nursie, terre natale de St Benoît en Italie, et détruisait notamment la basilique Saint Benoît et toutes les églises de la ville. Spirituellement, les « moines ont interprété ce séisme comme un rappel du Seigneur à vivre encore plus sérieusement leur vie monastique ». Ils ont alors procédé à quelques réajustements et des vocations sont arrivées…

Nouvelle voie de sainteté

L’Église, jusqu’ici, admettait trois voies pour une béatification : l’héroïcité des vertus, le martyre et « l’équipollence », traditionnellement utilisée pour la confirmation du culte. Une quatrième voie s’ouvre, par le Motu proprio Majorem hac dilectionem du 11 juillet 2017, pour ceux qui ont « donné leur vie » par une « mort libre, prématurée et volontaire, par charité pour autrui ». Exemples : Ste Gianna Molla, qui s’est sacrifiée pour sauver son bébé ; Laura Vicuña qui, à douze ans, offrit sa vie pour sa mère vivant dans l’impureté ; Claire de Castelbajac, qui offrit sa vie pour un prêtre qui allait abandonner le sacerdoce ; St Bernardo Tolomei, qui offrit sa vie en soignant les pestiférés. Bien entendu, on peut être saint à plusieurs titres à la fois, tel St Maximilien-Marie Kolbe !