La sollicitude de la Vierge Marie pour la France

Alors que nous la fêterons le 15 août, faisons mémoire de tous les moments où la Vierge Marie a manifesté sa sollicitude particulière pour notre pays.

Avant la venue du Christ, on vénérait déjà, à Chartres ou à Longpont, en vertu d’une tradition druidique, « la Vierge qui devait enfanter ».

Clotilde attribuait à la Sainte Vierge son mariage avec Clovis, ainsi que toutes les conversions qui s’ensuivirent, sous l’impulsion de Saint Remi, qui vénérait lui aussi spécialement la Reine du Ciel. Un peu plus tard, c’est un samedi que Charles Martel arrêta les Arabes à Poitiers et c’est à Marie qu’il attribua sa victoire, comme le feraient plus tard les armées chrétiennes victorieuses à Constantinople, à Lépante ou à Vienne.

Notre-Dame fut encore spécialement vénérée par Charlemagne puis, au Moyen-âge, en ces temps magnifiques où le Royaume de France se couvrit d’église et de trente-quatre cathédrales qui portaient son nom. Saint Louis était un grand dévot de la Vierge, de même que Louis XI, puis Jeanne d’Arc qui disait venir sauver la France « de par la Vierge Marie ». Louis XIII, modèle de roi très chrétien, consacra la France à la Vierge en remerciement des grâces importantes.

Il faut aussi bien sûr mentionner une longue série d’apparitions : Cotignac, les Trois Épis, La Salette, Pellevoisin, etc. et bien sûr Lourdes où sa venue s’accompagne jusqu’aujourd’hui d’une multitude de miracles.

À Pontmain en 1871, elle demandait la prière pour arrêter l’invasion allemande et lors de la bataille de la Marne, elle apparut pour arrêter Prussiens et Allemands. À la rue du Bac, la Mère de Dieu apparut une fois présentant à Dieu un globe surmonté d’une Croix, qui représentait « le monde, la France et chacun de nous ». À L’Ile-Bouchard, en 1947, elle vint encore faire prier les enfants pour le salut de la France menacée par le communisme.

De nombreux sanctuaires rappellent l’action de la Vierge Marie pour arrêter épidémies et fléaux de toutes sortes, guerres et autres invasions (Notre-Dame de Myans, Notre-Dame de la Garde… sans oublier Notre-Dame de Fourvière).

Elle a accompagné beaucoup de ses grands dévots, de Bossuet à Marthe Robin en passant par le maréchal Foch, Claudel, Bernanos, Péguy et tant d’autres, sans parler de tous les grands saints qui marquèrent la France, d’Irénée de Lyon à l’immense Bernard de Clairvaux en passant par Hilaire, Anselme, François de Sales, Jean-Eudes, le curé d’Ars et Sainte Thérèse, sans oublier l’extraordinaire Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qui a affermi la foi de la Vendée et donné au monde le Traité de la Vraie Dévotion et le « Totus tuus » que reprendra Jean-Paul II.

Notre pays est enfin rempli d’innombrables sanctuaires mariaux : du Puy-en-Velay (photo) à Cléry, en passant par Notre-Dame des Victoires et tant d’autres. « Et la France, que n’ai-je pas fait pour elle ? » se plaignait la Sainte Vierge à Pellevoisin. De nombreux papes enfin ont rappelé la vocation mariale de la France, comme Pie XI, qui écrivait en 1922 en établissant Notre-Dame de l’Assomption comme sa patronne principale : « Le Royaume de France a été appelé Royaume de Marie, et c’est à juste titre. »

Faire mémoire de tout ce qu’a déjà fait Notre-Dame, comme les enfants d’Israël faisaient mémoire des œuvres de salut de Dieu en lui adressant leurs prières, ne fera qu’accroître notre confiance et notre désir de nous consacrer à Elle !