Il y a cent ans naissait Saint Jean-Paul II 

Cette année, nous approfondirons les textes lumineux de son pontificat.

Ce mois-ci : l’encyclique Dieu riche en Miséricorde (30.11.1980)

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Introduction : Jean-Paul II note que « la mentalité contemporaine semble s’opposer au Dieu de miséricorde », car cela humilierait trop l’homme. Aussi le Pape s’efforce de nous montrer le vrai visage de la Miséricorde, en reprenant simplement et avec une grande profondeur le langage de la Révélation.

Comment connaissons-nous la miséricorde de Dieu ?

La miséricorde est apparue sur la terre, elle a été pleinement manifestée et révélée en Jésus-Christ. « Pour qui la voit et la trouve en lui, Dieu devient visible comme le Père riche en miséricorde. »

Comment Jésus a-t-il révélé la Miséricorde du Père ?

Par sa vie et principalement son amour pour tout homme, Jésus manifeste la miséricorde : il guérit, il va à la rencontre des hommes pauvres, blessés et pécheurs. Il donne une double dimension à la Miséricorde : d’abord la miséricorde divine en révélant le Père miséricordieux, puis la miséricorde humaine en étant modèle pour tout homme appelé à être miséricordieux. “Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.” (Mt 5,7.) La miséricorde donnée aux autres est une condition pour recevoir la miséricorde de la part de Dieu.

Jésus révèle aussi la Miséricorde du Père par son enseignement, surtout par la parabole de l’enfant prodigue. Elle n’est pas une compassion pour la misère d’autrui qui humilierait la dignité de sa personne, mais un amour qui revalorise et rend la dignité perdue par le péché. Le Père ne fait miséricorde à l’enfant prodigue que lorsqu’il a décidé de revenir et de dire : “Père, j’ai péché contre toi !” Jean-Paul II rappelle donc que « dans aucun passage du message évangélique, le pardon, ni même la miséricorde qui en est la source, ne signifient indulgence envers le mal, envers le scandale, envers le tort causé ou les offenses. En chaque cas, la réparation du mal et du scandale, le dédommagement du tort causé, la satisfaction de l’offense, sont conditions du pardon. »

Enfin, par le mystère pascal de sa mort et de sa Résurrection, Jésus montre jusqu’où est allé l’amour miséricordieux de Dieu et combien l’homme blessé par le péché avait du prix à ses yeux ! C’est la Vierge Marie, écrit Jean-Paul II, qui connaît le plus à fond le mystère de la Miséricorde divine, car elle en sait le prix, elle qui, debout au pied de la croix, peut être appelée la Mère de la Miséricorde !

Comment L’Église témoigne de la Miséricorde ?

– L’Église témoigne de la Miséricorde en proclamant la Parole de Dieu ; elle en vit et en fait vivre par le sacrement de Pénitence et par l’Eucharistie.

– L’Église veut travailler à établir la civilisation de l’amour ; pour cela, elle doit faire comprendre que la justice seule ne suffit pas mais qu’il faut le pardon et l’amour!

– Enfin Jean-Paul II invite à implorer par la prière le don de la Miséricorde Divine : « Que l’Église exprime en cette prière sa sollicitude maternelle, et aussi son amour confiant. »